Voici le titre de l’un des mes cadeaux de Noël.
Metronome de Lorànt Deutsch est une expédition historique au rythme du métro parisien. Le concept est simple, à chaque siècle correspond une station de métro de la RATP. Quel bon prétexte pour raconter l’histoire de Paris et de la France à travers les siècles.
Le génie de ce livre est dans la vulgarisation et la synthèse de l’histoire de France. Tous les grandes dates ne sont pas forcément décortiquées, mais les faits qui forgeront la destinée de Paris y sont. De plus, cette recherche incroyable s’accompagnent des notes de l’auteur dans son Paris contemporain pour retrouver les traces et les empruntes de l’histoire. Ce sont des passages à dévorer avec Google Street View à défaut d’être à Paris!
L’autre aspect fascinant est de connaître l’origine de la toponymie des rues et places de Paris. Un exemple qui date de plus de 2000 ans: le Champ de Mars. Extrait du livre Metronome:
La plaine de Garanella est devenue la commune de Grenelle, annexée à Paris sous le second Empire. Mais les Romains, impressionnés par la vaillante défense des Gaulois, ont baptisés “Champ de Mars” l’endroit précis où se déroula la bataille entre les légionnaires de Labienus et les soldats de Camulogène. Champs de Mars… le champ de la guerre.
Bref, pour tous les amoureux d’histoire ou pour ceux qui cherchent à redécouvrir Paris, je vous conseille ce livre, qui ne semble pas encore être disponible au Québec. Heureusement qu’il y a les internets: Amazon.fr.
Je suis un peu en retard sur ma lecture de fil RSS, ma transition entre le monde des agences et celui de la culture se fait petit à petit. Par contre, je reste attaché à certaines de mes anciennes lectures. C’est le cas du blogue Futurelab qui réunit des spécialistes de design, de communication et d’innovation.
Dans un de leurs articles du mois de juillet, Crowdsourced Animation , il rapporte le cas du film d’animation Live Music qui a été créé entièrement sur une base collaborative entre 51 animateurs âgés de 14 à 48 ans provenant de 17 pays différents!
La boîte de production, Mass Animation, a décidé de réaliser ce défi en recrutant par Facebook les futurs animateurs (professionnels ou amateurs) a participé à une pré-sélection pour la réalisation finale du film. C’est pas encore un film de Pixar, mais l’expérience est intéressante, en plus de se constituer une base de plus 51 000 fans (pas mal comme rampe de lancement), le film a coûté 1 000 000 $ pour une production qui a duré 6 mois. Le modèle n’est pas nouveau puisque que l’on voit d’autres entreprises de productions adopter le même modèle. Sony distribuera le film et il sera présenté avant Planet 51 cet automne.
Le modèle est peut-être trop lucratif… Le blogue Cartoon Brew prévient ses lecteurs que ce procédé penche vers l’exploitation la plus simple des animateurs.
Une parodie délirante de Pimp my Ride avec les gars de Radio Radio.
Note: Je travaille à l’ONF, mais ça m’empêche pas de partager des films que j’aime!
Voilà, c’est la fin d’une époque pour mon équipe de hockey préférée. Le C s’en est allé.
Et quel C! Koivu n’aura pas remporté la Coupe Stanley durant ces 13 années avec l’équipe, et il est loin d’en être le responsable. Mais comme il a dit aux journalistes aujourd’hui:
J’espère que les fans se souviendront du joueur qui n’a jamais abandonné.
Et c’est ce dont je me souviendrais. Vous voulez des exemples: le premier qui vient en tête est facile, la rémission de son cancer en 2002 et cette ovation monstre à son retour sur la glace, contre les Sénateurs. Son retour nous avait qualifié pour les séries, contre les Bruins de Boston que l’on avait battu. Son ardeur durant les séries avait inspiré pas mal de joueurs.
Je lui souhaite bonne chance et j’espère que Montréal saura l’honorer la prochaine fois qui mettra les patins dans notre Centre Bell.
Voyez le reportage de Félix Séguin de RDS qui retrace sa carrière montréalaise.
Qui aura la lourde tâche de porter le C maintenant. Je ne vois que Markov.
Ce soir, au moment de l’heure de coucher, ma copine a dit à Maïa d’interrompre ses activités pour aller mettre son pyjama. C’est alors que nous avons entendu un retentissant:
C’est pas cool, Maman!
Ça promet.
Je trépignais depuis plusieurs mois car je savais que l’album de l’un de mes bédéistes préférés sortait son dernier album. Je parle ici de Michel Rabagliati, un auteur de Montréal qui est connu notamment pour sa série des Paul, son personnage auto-biographique. Je vous conseille fortement la lecture de ces albums pour connaitre le Québec et le Montréal que ma génération n’avons pas connus: la révolution tranquille, le premier référendum, les Jeux Olympiques, etc.
Chaque album raconte un pan de la vie de Paul au travers d’anecdotes de la quotidienneté. J’ai tout de suite accroché aux aventures de Paul par le fait que les deux derniers albums correspondaient aux mêmes époques de ma vie, soit la rencontre de l’amour de ma vie, et la grossesse de mon amour avec la naissance de notre fille.

Couverture de Paul à Québec
Ce dernier tome est différent, on y parle de l’accompagnement de la mort du beau-père de Paul. Le dessin de Rabagliati est à la fois très précis mais également très figuratif, et pourtant toujours touchant. Paul à Québec est la première BD qui m’a fait rire aux éclats et arracher des larmes. Cette aventure raconte la vie et la mort comme rarement j’ai pu le lire.
J’ai acheté Paul à Québec chez Drawn & Quaterly dans le Mile-End, une découverte grâce à mon illustrateur de collègue. Je vais être obligé de créer un poste BD dans mon budget!
J’ai d’ailleurs une pensée pour mon grand-père décédé il y a 7 ans. Un verre d’anjou rouge à toi, mon Papou.
Je voudrais avoir la décontraction, la prestance et le charisme d’Obama.
L’avez-vous vu au Tonight Show Jay Leno l’autre soir? Quand le Président disait que Michelle (sa femme) riait de lui parce qu’un médecin se devait de le suivre avec un défibrillateur au cas où. Vous et moi serions dans la même situation. Et après trêve de plaisanterie, Monsieur se dit responsable de tout ce qui arrivera, car c’est son rôle et le défi qu’il a choisi. Ça change de nos zhommes politiques qui ne sont jamais responsables eux.
Allez, si vous ne l’aviez pas vu, faites-vous plaisir!
Déjà un mois que je n’ai pas bloguer. Sans donner de fausses excuses, j’ai été bien malade, mais j’ai surtout entrepris un nouveau contrat à temps plein pour l’Office national du film. J’ai joint l’équipe web pour aider au marketing interactif du nouveau site et des films de l’ONF. Je vais également superviser les communautés sociales autour de l’ONF. Je suis très heureux de ce débouché qui me permet de jumeler deux de mes passions: le web et le cinéma.
J’ai toujours eu une immense admiration pour l’institution. Et l’un de mes premiers souvenirs est ce petit film intitulé Le chandail de Sheldon Cohen qui allait figer mon admiration pour les Canadiens de Montréal. La beauté de l’Office est que l’on peut consulter des centaines de films en ligne, parmi lesquels de véritables bijoux.
Merci à tous ceux qui m’ont soutenu dans ma recherche d’emploi.
Comme n’importe quoi se dit depuis hier soir sur le Canadiens de Montréal, j’y rajoute mon grain de sel.
Hier soir, Montréal savait que quelque chose se tramait autour de son équipe de hockey et c’était pas la énième défaite du mois de février. Quelque chose de grave, d’horrible, de “jamais-vu”, de catastrophique. Amateur de hockey que je suis en regardant les émisssions sportives de fin de soirée je me demandais bien ce qui se passait à la présentation de leurs fausses unes de Jacques Demers, Michel Bergeron, Bob Hartley et Normand Flynn. On aurait dit que le ciel était tombé sur la tête du CH.
Ce matin, la nouvelle tombe: dans La Presse, les frères Kostitsyn côtoient un gars qui s’est fait arrêté la semaine dernière lors de l’opération anti-gang mené par les corps policiers montréalais et provincial. L’un des auteurs de cet article, le journaliste et blogueur Patrick Lagacé détaille sur son blogue le pourquoi de la publication de cette affaire avec ses collègues de son journal.
On y apprend que le criminel en question était un ami des frères K., qu’ils s’appelaient fréquemment, sortaient ensemble, qu’il les aidait à se procurer de l’alcool et des filles de joie. Comment ça on a su? Et bien, les frères K. se retrouvent sur les éléments de preuve de la Couronne (écoutes téléphoniques et filature du dit criminel). Ce cher monsieur avait tout de même en possession des relevés bancaires de carte de crédit et autres documents adressés aux frères K. portant le logo de mon équipe de hockey préférée. C’est certain c’est pas jojo.
Les frères K. sont de jeunes biélorusses talentueux qui débarquent dans une ville dont le hockey est religion. Depuis quelques semaines, les déboires des jeunes milliardaires du Canadiens défraient la manchette. Mes bons amis d’Urbania ont débuté le bal en parlant de la quatrième période des joueurs avec leur numéro spécial hockey. Par la suite, l’Infoman m’a fait découvrir des blogues (25Stanley.com, fanatique.ca, lnhqc.wordpress.ca et j’en passe) que je ne connaissais pas qui retracent, entre autres, les frasques de ces joueurs. Évidemment, alcool, conneries et femmes coulent à flôt. Correct. Pourquoi les jeunes K. n’en profiteraient pas non plus. Et généralement, c’est pas la ménagère de 50 et + qui se retrouve sur la main au coin de Sherbrooke un mardi soir vers 23h. C’est un peu là le problème je crois.
Au delà de la gravité de certains faits et de l’imprudence des frères K., c’est toute la préparation mentale de ces jeunes vedettes qui est à revoir. Vous arrivez à Montréal, vous avez 20 ans et des poussières, vous faites le triple de monsieur madame tout le monde par chèques de paye, vous êtes en super forme et votre Biélorussie natale est à des dizaines de milliers de km d’ici. Voici pas mal de facteurs pour que ça dérape. Et je crois que cette dérape a mis un peu trop de pression sur nos amis les joueurs. C’est évident que comme a dit Enrico Ciccone cette semaine sur Radio-Canada, s’il le CH enfilait les victoires (comme ils enfilent les shooters euh ça c’est de moi par contre), on parlerait pas du comportement des joueurs à l’extérieur de la patinoire. C’est ça le problème on fait juste perdre.
Je trouve que dans tout cela nos millionnaires sont mal encadrés. On dirait que la communication entre joueurs, avec Carbo, avec Gainey, avec les journalistes, avec la direction est déficiente. Où sont les psy sportifs, les leaders dans le vestiaire ou dans l’organisation qui encadrent les joueurs. Comme dit François Gagnon (mon journaliste sportif préféré avec Robert Frosi) sur son blogue aujourd’hui:
Mais je reviens à la base du problème.
Comment diable, une organisation qui verse au-delà de 55 millions de dollars US en salaires à 23 joueurs, peut être aussi déconnectée de la réalité qui mine son équipe?
Si je payais 55 millions en salaires à 23 joueurs, j’investirais l’argent nécessaire pour savoir ce qu’ils mangent, ce qu’ils boivent, ce qu’ils mettent dans leur corps et ce qu’ils font de leurs corps.
Et je ne peux comprendre que le Canadien, comme les autres équipes d’ailleurs, dépense autant d’argent aussi impunément.
Par contre, si tout cela était le scandale annoncé par l’ensemble des commentateurs et analystes sportifs, je vais également paraphraser mes amis du Sportnographe, mais “c’est une tempête dans un verre de bière”. Il est évident que la réalité du hockey à Montréal et son pouvoir médiatique vont faire que nous parlerons plus de cela que des performances peu reluisantes de la Sainte-Flanelle. J’avais l’impression hier que des joueurs avaient commis des actes des plus répréhensibles. Ce ne sont que de jeunes joueurs talentueux propulsés dans une réalité à laquelle ils ne sont pas prêts. Ils ont juste joué au hockey depuis qu’ils sont bébés pour en arriver à être des professionnels. C’est pas pour autant qu’ils savent vivre. Et honte, au CH qui ne suit pas ses joueurs.
UPDATE: Robert a parlé: il se dit préocuppé et il n’était pas au courant. Oui, il a besoin d’être inquiet . Et la LNH va enquêter.
Je prie pour que Vincent vienne le plus tôt possible. Selon Eklund, ça devrait être très bientôt. Ça ferait du bien.

